Et si les réponses directes de Google étaient une menace pour le SEO ? - Arobasenet.com

Et si les réponses directes de Google étaient une menace pour le SEO ?

Fin décembre dernier, Google a commencé à proposer les paroles des chansons directement dans son Knowledge Graph des réponses directes.


Un exemple de réponse directe sur Google qui a tué toute une catégorie de sites

Des réponses directes qui sont habituellement affichées au début de la page de résultats, de telle sorte que l’utilisateur n’a plus besoin de visiter les sites web qui en ont fait un véritable business.

La mode du karaoké aidant…

Ce qui devait arriver arriva donc, inévitablement. La visibilité des sites diffusant des paroles de chansons connaît aujourd'hui une très forte baisse généralisée en terme de visibilité. Et par conséquent de trafic !

C’est ce qui ressort d’une récente étude de SearchMetrics (à lire !) qui fournit une liste des grands perdants et des gagnants en terme visibilité dans les pages de résultats de Google au cours de l'année 2014.

Même si Google ne propose pas de réponses directes pour toutes les requêtes concernant les paroles de chansons, il va sans dire que cette nouvelle stratégie de contenu de Google a déjà fait beaucoup de mal dans cette catégorie de sites web.

Ainsi, eLyrics.net a perdu 92% de visibilité, LyticsMode et Sing365 ont perdu 60% de visibilité, LyricsFreak 59%, MetroLyrics 12%, Last.fm 18%.

Que dire de RapGenius qui a lui aussi perdu 17%.

Et ce n’est que le début


Ce qui vient d’arriver aux sites de paroles de chansons pourrait n'être que le  début du commencement de la transformation de Google, non plus uniquement en site (moteur de recherche) de transit, mais aussi en site de destination.

Car, avec les réponses directes dans son Knowledge Graph ou Graphe du savoir (il ne faut pas l’oublier), Google a envie de partager tout le savoir collecté à travers le Net directement à ses utilisateurs. Quitte à citer la source.

Et il ne s'agit pas d'une réponse directe de 2 à 3 lignes comme nous le prouve l'image ci-dessous. On peut même y ajouter une pagination interne ou une barre de défilement pour les longues réponses


Image via Webpronews.com


Ainsi, nous arrivons à un stade où on se rend compte de la manière dont Google peut agir sur des niches entières d'activité, du jour au lendemain, avec ses réponses directes. Des niches qui n’auraient alors que d’autres lieux de promotion que les réseaux sociaux.

Et encore… s’il n’ya pas un prix à payer pour plus de visibilité.

Tenez, voici un autre exemple. Imaginons que du jour au lendemain, Google décide d’apporter des réponses directes à toutes les requêtes concernant le référencement web à partir de ses pages d'aide. Il en a les moyens aujourd'hui.

Et là, je pense que tous les référenceurs SEO pourront commencer à se reconvertir dans d’autres métiers.

De même, Google peut décider d’apporter des réponses directes à toute requête concernant son moteur de recherche et tous ses produits et services (Youtube, Adsense, Adwords, Google+, Gmail, Docs, etc).

Déjà, actuellement, pour les requêtes concernant les produits Google, on retrouve en général les liens des supports Google dans les deux ou trois premiers résultats de recherche.

Récemment, j’ai écrit un article qui révélait que Google affiche en ce moment des réponses directes pour 25% de requêtes. Mais, tout comme avec le “Not Provided” pour lequel Google avait annoncé que cela ne concernerait que 15 à 20% des mots clés, nous approcherons aussi des 100% de réponses directes dans quelques petites années.

Notamment en raison de la montée en puissance de la recherche vocale via le mobile.

Des réponses directes qui seraient sans doute compléter avec des résultats issus des posts Google. Et dans ce cas, Google ne serait plus un moteur de recherche. Mais bel et bien un site de contenu qui peut citer des sources comme nous le faisons tous dans nos articles.

Et alors, plus personne ne pourrait lui reprocher un abus de position dominante. Avez-vous déjà reprocher à un site ou à un blog de contenu un abus de position dominante parce qu’il ne vous cite pas ? Non !