Google confirme le déréférencement partiel par géolocalisation pour tout droit à l’oubli - Arobasenet.com

  

Google confirme le déréférencement partiel par géolocalisation pour tout droit à l’oubli



Google vient d’annoncer qu’il accepte de mettre en oeuvre plusieurs modifications dans sa façon de gérer les liens supprimés de sa liste de résultats en vertu des règlements conformes au droit à l’oubli édictés par l’Union Européenne.

Google confirme le déréférencement par géolocalisation pour tout droit à l’oubli

Ainsi, au lieu de simplement déréférencer des liens à l’intérieur des différentes versions régionales de son moteur de recherche en Europe, il utilisera désormais la géolocalisation pour supprimer ces liens soumis au “droit à l’oubli” de toutes les recherches qui proviennent d'une région donnée.

Google accepte donc un déréférencement partiel et pas uniquement local contrairement au déréférencement global demandé par l’Union Européenne.

Pour être rayé des pages de résultats de Google Search conformément à la décision européenne, les informations doivent être "insuffisantes, non pertinentes, en dehors de l’actualité ou excessives et pas dans un intérêt public."

Jusqu'à présent, cependant, il était possible de trouver des liens supprimés en raison du droit à l’oubli en passant d’une version régionale de Google à une autre. Ainsi, un lien supprimé sur Google.co.uk était toujours visible en allant sur Google.fr ou Google.be.

Les régulateurs européens étaient conscients de cette lacune et n’ont pas hésité à exercer une pression sur Google afin que le déréférencement soit global, c’est à dire effectif dans toutes les versions du moteur de recherche, y compris Google.com.

Google a longtemps hésité et résisté avant de couper la poire en deux.

Par conséquent, à partir de la semaine prochaine, Google utilisera la géolocalisation via l’adresse IP et d’autres données pour restreindre l’accès aux liens supprimés en raison d’un droit à l’oubli demandé et accepté.

Cette restriction, avec effet rétroactif, sera basée purement et simplement sur le lieu de la recherche et indépendamment sur la version régionale du moteur utilisée.

Par exemple, selon Google, suite à une demande de droit à l’oubli, il supprime des URL de ses pages de résultats faisant référence à un utilisateur résidant au Royaume-Uni. Les utilisateurs du Royaune-Uni ne verraient donc plus ces URLs supprimées s’ils lançaient une requête portant sur le nom du requérant via n’importe quelle version du moteur en Europe. Y compris sur Google.fr !

Toutefois, les utilisateurs en dehors du Royaume-Uni pourraient voir les URLs supprimées dans les résultats de la recherche lorsqu'ils recherchent le nom du requérant sur n'importe quel domaine de recherche de Google non-européen. Y compris sur Google.com si la recherche est effectuée en dehors de l’Union Européenne. C’est déjà ça.

Certes, il existe évidemment toujours des moyens pour tromper les techniques de géolocalisation de Google, mais l’utilisateur lambda ne va pas avoir recours à ce genre de techniques.