Plus de 70% des demandes de droit à l'oubli sont rejetées par Google - Arobasenet.com



Plus de 70% des demandes de droit à l'oubli sont rejetées par Google

Cela fait maintenant deux années que la Cour de Justice de l’Union Européenne a imposé le droit à l’oubli à Google et aux autres moteurs de recherche.

Plus de 70% des demandes de droit à l'oubli sont rejetées par Google

En d’autres termes, la CJUE demande aux moteurs de recherche d’examiner les requêtes des utilisateurs qui souhaitent le déréférencement des liens dont le contenu porterait atteinte à leur intégrité morale.

Par la suite, l’agence Reputation VIP a lancé Forget.me pour aider les utilisateurs européens à soumettre leurs demandes de droit à l’oubli à Google et Bing.

C’est donc en utilisant les données des soumissions (130.000 URLs) du droit à l’oubli recueillies via ce site créé que l’agence Réputation VIP va compiler et publier régulièrement des données agrégées sur les tendances du déréférencement.

Un nouveau rapport vient d'être produit pour faire un bilan d’étape après deux années de droit à l’oubli. Ainsi, on apprend que le Top 3 des pays à l’origine des demandes sont l’Allemagne, le Royaune-Uni et la France. Et plus de 50% de toutes les requêtes proviennent d’Allemagne et du Royaune-Uni.
Images via Searchengineland.com
Selon les chiffres de Réputation VIP, Google refuse actuellement entre 70 et 75% des demandes. Et ce, contre 50% de refus il y a à peine un an.

Le tableau ci-dessous reflète, sur la gauche, les catégories ou justifications les plus courantes pour les demandes de déréférencement. Sur la droite, on trouve les raisons pour lesquelles Google refuse de donner une suite favorable et rejette donc les demandes.

Google refuse fréquemment les demandes de retrait d’URL qui concernent l’activité professionnelle des plaignants. et aussi lorsque la personne elle-même est à l’origine du contenu qu’elle demande à retirer des résultats de recherche de Google.


La liste suivante indique la répartition des URLs ciblées par catégorie de site. En général, les Européens demandent plus de suppressions de liens provenant des sites sociaux que toute autre catégorie :

  • Réseaux sociaux/Communautés

  • Annuaires/Agrégateurs de contenus

  • Blogs

  • Sites de presse

  • Wikipédia

En comparaison, les liens les plus supprimés actuellement sont le plus souvent issus des annuaires. Les requêtes ayant trait à des liens sociaux sont moins souvent acceptées par Google.

Le rapport souligne également que le délai de traitement des demandes par Google s’est amélioré durant ces deux années. On est ainsi passé de 49 jours à 20 jours maximum.

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